ASJ Gymnastique

ALERTE SAINT JEAN GYMNASTIQUE

GYMNASTIQUE MASCULINE

À l’origine le gymnaste « musclé » se reconnaissait à l’ampleur de ses biceps. La protection des gymnastes était rudimentaire, les mouvements s’exécutaient sur des agrès rigides (barre fixe en bois)… La tenue vestimentaire se composait d’un pantalon bouffant, d’une chemise, d’une ceinture de flanelle à la taille, de chaussettes noires et d’un képi. Les concours, souvent agrémentés d’un voyage, se disputaient en section et comprenaient des épreuves de saut, de course et de lancer ; la présentation gymnique se terminant par une pyramide…

Dans les années 30 un malaise se fit ressentir mais une reprise s’amorça en 36-38 (déplacements à Blois et Dreux).

L’absence de moniteurs, due aux aléas de la guerre, motiva quelques jeunes pour prendre la responsabilité du groupe. Malgré les problèmes, les résultats furent encourageants. Un concours en 1941 obtint un franc succès. Plusieurs jeunes gymnastes suivirent des cours de formation.

La réquisition de la salle nécessita l’installation des appareils dans un hangar agricole sans interrompre l’élan des « mordus ». Un cheval d’arçon monté de toutes pièces, avec les moyens du bord par des bonnes volontés, améliora l’équipement. L’effectif se composait alors d’une trentaine d’adultes et de pupilles.

Avec un nouvel essor de la section, en 1946, un concours organisé à l’institution des jeunes sourds (rue Abbé de l’Epée) réunissait 500 participants. Les jeunes venant de régions éloignées, étaient hébergés chez l’habitant et couchaient sur de la paille. Quand aux adultes, ils participèrent au concours Fédéral de Paris en 1948.

La société était sollicitée pour se produire lors de kermesses et fêtes locales, la section musique rendant encore plus attrayant le programme (démonstrations gymniques, trio acrobatique, massues lumineuses…). Les entraînements se poursuivirent régulièrement.

Afin d’évoluer dans cette discipline, la section s’affilia à la FFG en 1965.

À partir de 1970, un nouvel élan permet à la section « pupilles » de se placer dans les 10 premiers aux championnats Fédéraux et de s’y maintenir pendant 10 ans.

En FFG, les résultats aussi sont flatteurs, puisqu’une équipe a disputé durant plusieurs saisons la finale de zone en nationale 3. D’autre part de nombreux titres tant individuels que par équipe ont été engrangés.



Pour la saison 1996, l’Alerte a modifié ses structures entraînant un changement radical dans l’organisation. L’embauche d’un entraîneur professionnel dès 1997 (Fabien Mauduit) a pour conséquences de très bons résultats à l’aube de cette nouvelle saison. D’autre part un contrat d’objectifs signé en avril entre l’ASJ et la municipalité devrait permettre une plus grande motivation de la section. L »évolution ne se retrouve pas seulement dans les résultats mais également dans les moyens. En effet, du hangar agricole en 1942, en passant par Notre Dame de Liesse, rue de Bagneaux, jusqu’en 1977, puis par le salle municipale située sous les tribunes du stade des 3 Fontaines, les gymnastes s’entraînent actuellement et ce depuis 1991 dans le gymnase municipal spécialisé.

Lors de la saison 2003-2004 le club engage un partenariat avec le Comité Départemental et la Municipalité et devient le club support du Centre Départemental Masculin sous la houlette de Mathieu Peyrot (gymnaste de niveau national et titulaire du BPJEPS membre de l’Alerte St Jean depuis 1997). Plusieurs gymnastes du club intégreront le centre avant d’intégrer le Pôle Espoir d’Orléans Loiret (résultat là aussi du partenariat entre le Département, la Région et les clubs de la SMO et de l’Alerte St Jean). Les résultats sportifs sont alors à leur apogée avec des qualifications régulières au Championnat de France Critérium pour les plus jeunes et National 2 en 2011 pour les seniors en équipe et des places d’honneur au Championnat de France Espoir, National B ou Élite en individuel.

Après plus de 17 ans au service du club Fabien Mauduit choisit une autre orientation en 2013 et passe le flambeau à Thibault Popelin qui engage alors à 18ans sa formation d’entraîneur après plusieurs années de pratique au niveau national. L’histoire continue…. et se répète. Thibault choisit lui aussi une nouvelle orientation en 2015. Pour la saison 2015-2016 le groupe masculin s’articule autour de Christopher Chatelain (qui est responsable du secteur féminin) et de 2 bénévoles. L’objectif est de maintenir l’activités en attendant le recrutement d’un nouvel entraîneur. Ce sera chose faite un an plus tard pour la saison 2016-2017 avec l’embauche de Jean-Baptiste Dupont. Il a pour mission de redresser le secteur masculin en mettant en place une filière de formation pour les plus jeunes.

Malheureusement pour un problème de gestion de son planning familial, Jean-Baptiste doit nous quitter en tant qu’entraîneur, mais reste disponible comme bénévole. La saison 2017-2018 débute donc sans encadrement professionnel dans le secteur masculin, mais une candidature nous parvient dès début décembre et nous recrutons Jérémy Rose en Janvier 2018. Il permet de dynamiser ce secteur en perte de vitesse depuis 3 ans dès son arrivée, ce qui se traduit par un titre de Champion de France en Nationale A4 pour l’équipe 10-13 ans en Juin 2018. Un nouveau projet de développement est mis en place à l’horizon 2020 avec pour objectif l’augmentation des bénévoles dans l’encadrement et le jugement afin de mettre en place une section sportive de performance.

GYMNASTIQUE FÉMININE

La section féminine voit le jour en 1944. Elle est formée d’un groupe de jeunes de moins de 14 ans, sous le nom « Les abeilles Saint Jean ». Ces jeunes se réunissent à la maison de famille sise devant le cimetière. Dès 1945 un groupe d’aînées se formera. Ces 2 sections deviendront aussi actives sous le drapeau de la Fédération le Rayon Sportif féminin et participeront aux concours départementaux. Le tenue de rigueur pour concours et manifestations (par exemple lors des fêtes de Jeanne d’Arc) se composait d’une chemisette polo à manches courtes, d’une jupe avec un élastique à la taille, de socquettes (le tout en blanc) et d’un écusson portant les signes RSF-ASJ. La section recrutera dans la société des filles qui seront formées comme monitrices au sein de la Fédération pour assurer l’encadrement des jeunes devenues nombreus. Le 1er concours se déroula sur le terrain de l’Avenir à Orléans, dehors, naturellement.

Durant les années 50, quelques éléments se classent honorablement aux concours et sont sélectionnés en individuel mais la section ne peut cependant pas décrocher le drapeau départemental et sa meilleure place est 2ème. Les barres asymétriques apparaissent en 1955. Les Abeilles Saint Jean prennent alors le nom d’Alerte Saint Jean, comme les masculins. En 1957, les représentants de la section filles siègeront au Comité et le poste de vice-président leur sera réservé.

Au début des années 70, la section féminine forte de plus de 100 membres, avec de nombreuses jeunes de 6 à 10 ans, s’entraînait à la fois à notre Dame de Liesse (rue de Bagneaux) et au gymnase Maurice Millet. Par la suite tout le monde (secteur masculin et féminin) se retrouva à N-D de Liesse. En 1975, pour la première fois une « cadette » montait sur la plus haute marche du podium aux championnats fédéraux à Cholet. En 1978, alors que les masculins quittaient la rue de Bagneaux, quelques féminines les rejoignirent pour s’entraîner sur le praticable de la nouvelle salle située sous les tribunes des 3 Fontaines. Grande satisfaction pour celles qui présentaient un mouvement libre ; enfin un praticable !

En 1981 arrive au club une monitrice diplômée d’état (D.E) 1er degré. Les compétitions FFG reprirent avec plus de régularité. En 1991, la municipalité met à la disposition du club une grande salle avec des installations modernes spécifiques gymnastique, du bon matériel, un praticable aux normes, une piste d’acrobaties et même une fosse. Cela attire les jeunes (le nombre d’inscrits alla croissant) mais aussi les moniteurs. Un moniteur diplomé d’état 2ème degré propose ses services pour encadrer à partir de 1991 l’équipe déjà existante. La formation des juges, indispensable pour assurer le bon déroulement des compétitions, a commencé dans les années 70 et se poursuit.

Après plusieurs années d’évolution le secteur féminin trouve dans la création des emplois jeunes en 1998 l’opportunité de prendre un salarié à temps plein afin de se développer sur le long terme. Caroline Chavigny, alors titulaire de ce poste, en profite pour développer lors de la saison 2002-2003 le secteur baby gym en ouvrant un cours pour les enfants de 18 mois accompagnés de leurs parents. Plusieurs bénévoles l’entourent et cela permet au club d’augmenter sa présence en compétition dans le secteur féminin. Les effectifs atteindront leur apogée lors de la saison 2004-2005 date à laquelle le club n’a pas été en mesure de maintenir le financement du poste. Il faudra attendre la saison 2006-2007 pour engager la formation, par le biais de l’apprentissage, d’un gymnaste du club afin de prendre les commandes du secteur féminin. Deux ans plus tard, à la fin de sa formation, Simon Payard est investit comme entraineur GAF afin de relancer l’activité qui s’était essouflée. Son arrivée permettra un nouveau départ de la section tant au niveau des effectifs que de l’évolution des performances en compétition. Après une tentative en division critérium qui s’avèrera infructueuse le club s’engage en Libre Zone, plus accessible en regard de notre offre de pratique. Simon quitte le club en fin de saison 2012-2013 pour se reconvertir dans le secteur masculin.

Une année sera nécessaire pour trouver un nouveau cadre et la saison 2013-2014 verra à nouveau les effectifs s’effondrer de 60%. Encadré uniquement par un bénévole le secteur féminin sera maintenu à flot permettant dès l’arrivée d’un nouveau salarié d’envisager une nouvelle renaissance. Christopher Chatelain aura la difficile mission de redresser l’activité, tâche qu’il relèrera avec dynamisme, permettant de retrouver deux ans plus tard des effectifs dignes d’un club de gymnastique. Le premier effet visible sera l’augmentation des engagements en compétition, tant en individuel qu’en équipe, avant d’enregistrer une amélioration des résultats. La saison 2017-2018 voit la mise en place par la Fédération d’un nouveau programme de compétition plongeant le club dans l’incertitude quant à ses engagements compétitifs. Finalement la décision est prise de participer à la filière nationale avec le risque de ne pas se qualifier en finale mais avec la possibilité pour les gymnastes de présenter l’intégralité du travail fourni à l’entrainement. Le club continue sa progression dans le classement national et maintient ses effectifs dans ce secteur féminin, signes de son redressement effectif depuis le départ de Simon.